Prendre le TER sur la ligne Lyon-Grenoble, « c’est une source permanente de stress »

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Retards, trains supprimés, pannes de signalisation ou de matériel : sur l’axe ferroviaire Lyon/Grenoble, les voyageurs racontent un quotidien fait d’incertitude et de débrouille. Au point que certains ont renoncé au TER pour reprendre le volant, malgré le coût des carburants et les embouteillages.

Floriane Goujon – 21 sept. 2026 à 13:02 | mis à jour le 21 sept. 2026 à 18:55

Nicolas Martin est chef de projet dans le domaine de la téléphonie à Lyon. Domicilié à Cessieu, il prend le TER matin et soir au quotidien depuis 16 ans. « Avec de plus en plus de voyageurs, un réseau vieillissant, la situation se dégrade sans arrêt. Rien n’est fait pour nous inciter à utiliser le train. »

« On part le matin, mais on ne sait pas quand on rentrera. » Pour Lucie Paret, qui habite Bourgoin-Jallieu et travaille à Lyon, le TER est devenu une source permanente de stress. Elle raconte des soirées faites de changements de quai, de train, de rame, puis d’attente. Un soir, des cars avaient été commandés, mais pas assez pour tous les voyageurs. « J’ai dû appeler mon père pour qu’il vienne me chercher. C’est inadmissible de payer un abonnement et, en plus, son propre retour, quand ça ne marche pas. » Le plus exaspérant reste l’incertitude : « Ils annoncent dix minutes de retard, puis vingt, puis trente, et finalement le train est supprimé », résume-t-elle. Difficile alors de prévenir son employeur, d’aller chercher ses enfants ou simplement de prévoir sa soirée.

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